dimanche 14 septembre 2014

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Numéro Maison des Artistes : 
E124783
quand les mots sont silence, la pensée est un cri
L.E 



J'éprouvai ainsi, la résistance du rêve face au mur tonitruant de l'inutile, et ressentis comme jamais, la nécessité de défendre cet élan lumineux et sensible d'où jaillit l'impossible.
L.E 2018


Textes dans la revue Lichen juin 2018

Certains jours, la nuit grandit puis se dépose entre les interstices - certains jours la nuit voyage entre les rendez-vous - certaines nuits le jour efface les sommeils ; le corps choisit de vivre à contresens - certaines nuits le soleil allume les pensées et brise le silence - certains jours les yeux se ferment et s'alourdissent - certaines nuits le coeur vacille et vit trop vite - et sous le temps qui se recule, les secondes sans certitude, sur les sentiers sans préambule et les rochers qui s'articulent, le livre muet des esprits sans frontière défile - alors certains jours la nuit bascule et du matin au soir impose ses abstractions - et une nuit, sans peur, le temps oublie le temps, fixant les mémoires en éveil - ainsi, tel un pas qui chavire, l'instant est une cendre vide d'un extrait de soleil embrasé et perfide - ou simplement perdu dans les heures sans logique, expulsé expulsant tel un soupir anti-sommeil - certaines nuits, les vibrations du monde ont une durée indéterminée et le regard du vivant se complexifie - signifiant l'inconnu aux règles inexistantes, déroutant l'habitude, imposant l'imprévisible et le désordre avant de reconstruire, et sous les ruines incessamment futiles - un jour et une nuit, un nuit et une jour, un fleuve continu au flux incontrôlable -
et quelque fatigue à demi-mot à demi-vie pour un moment étrange et vif - alors un jour de nuit je dormirai d'éveil
et le sens aura peut-être un sens
rien n'est moins sûr
L.Escudier 2018



quelque part, la liberté existe encore 
2018 - a4 - encre










une trace, derrière les visages oubliés - comme un souffle prudent et dense, aliéné
un sillage, au centre des tourments, tel un oiseau blessé
et sous les brumes écarlates du moment sans limite
une ombre rouge, fuyante, désireuse et variable
j'entends, les frémissements du monde en colère
et l'eau furieuse est un refuge - de ces vrombissements tendres, naît ce voyage / finitude exercée pour un chemin illimité
ta fin est là, comme un envol - elle se métamorphose
et le cycle épuisant des nuits venues des jours, des mots venus des sons, pulsions tirées des corps, affres happées, vertigineuses - se débat telle une autre mémoire
et ces torrents de vie, sur la ville apeurée, un lac immense et fulgurant - et le silence
ce beau silence entre les âmes, sous les pensées, sans un sourire et pourtant clair, inspiration fragile

une trace, derrière les pensées vivaces ,  comme un souffle impétueux et vif, exalté
et ces sentiers inaccessibles, insaisissables - pour un monde en filigrane / et ce rire, qui, jaillissant d'un vide, se suspend - non, croire en l'arrêt est infernal - cela avance et se délite, ou s'évapore, se multiplie
mais la sérénité d'ici n'est pas un point sur le sentier des sens
allez
allez
l'éternelle aventure est un brûlant délire - et la peur un secours, l'espoir un murmure
j'écoute - et le ciel se reprend /  grondement indécent
j'entends - mais l'ivresse est intacte tant que la vie grandit
pourtant, je vois, sans bien saisir, ces arrêts sans désir, interstices, - ou ces néants
Le  présent n'est pas un vide en suspension - il s'intensifie, se brise, s'ébat, s'envole, s'expose et se ressent, tant que la vie demeure / exister sans dormir, être en mouvement
posée là, soupir quelques instants / demain n'est pas loin, les traces en avenir
allez
allez
la pause inexistante - vivre au-delà des instants, comme un regard lumineux, qui venait dans la nuit

une trace, derrière les visages oubliés - comme un souffle prudent et dense, aliéné
une respiration,  sous les présences - tel un mot éclaté dont le sens inversé, se déploie sans finitude - aux prises avec la vie de la mort, la mort de la vie, la vie de la vie plus grande encore et fière - plus vivant qu'un enfant - étincelant
un mot déchiré qui se relit sans cesse - au fond de la pupille
si le réel est vibrant, non évité, présent, dans ce corps qui te regarde
 L.E 2018






 


Un cri blanc et rouge et ce rire assourdissant
Le temps est parti sans moi - le monde est trop grand
Un son déchiré qui n'existe pas
Ce tout qui détruit pour aller vers cette nuit sans fin
Un mot arrêté sur les lèvres brûlées
Et l'impuissance - cette folie qui aspire
La moindre parcelle de cette espérance
La vie parfois claire - parfois seulement
Le reste est néant qui va au néant

Rendez-moi le bleu du ciel et le silence de l'âme
La sereine lumière et l'intimité tendre
Un cri s'est posé sur la ligne fragile
Trop fragile est le souffle rêveur
La force envolée - j'ai cru
La beauté des plumes joyeuses
Mais sous le rire il y a
Le vide

Rendez-moi la tristesse vécue
Dont on habille l'esprit
Pour inventer l'extase
Rien ne surpasse l'acceptation
D'une ambivalence colorée ou sombre
Pour aller vers l'immense réalité sans peur
Je veux vivre avec ce qui se voit et se sent
Car l'éviter c'est mourir en vivant
Et le savoir, douloureusement
C'est rire en pleurant

Un cri qui dit le non-dit
Pour intensifier l'instant
Si la solitude est seule amie
D'un regard sans artifice
Il faut l'aimer sans frayeur

Ici, j'ai entendu le murmure du chemin sans retour

L.E 2018




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  "le silence de la nuit n'est pas un silence - je l'entends respirer, très fort, très doucement comme un bébé sans corps, il pleure à petit feu - il rit -"
Extrait - L.Escudier   
Poésies publiées par LICHEN LIEN




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Série Tout se rejoint - a4 - encre et crayon - 2018 

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Un petit coin de mystère
24 x 16 cm - 2018 
Série Nature a ses mots

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Délicatesse - encre A4 - 2018

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(oiseau de pierre - encre - 24 x 32 cm 2018 L.E)