dimanche 14 septembre 2014

Laure Escudier : Créations : poésie - dessin - musique... Violon et enseignement

Retrouvez toutes les actualités sur : 
Facebook
Désormais professeure de violon à Dijon :
   Le beau volume
C'est le moment de s'inscrire !! 


 
....à quoi bon écrire, composer... à quoi bon dessiner ou même rêver... quand tout est déjà là... Il suffit d'observer, d'écouter, de respirer, de sentir.... De retrouver sa place.
Souvent, l'"Art" (avec ce fameux grand A), les sons, les mots, les lignes,  les "grandes idées" semblent futiles devant tant de lumières, tant de beautés, tant de rêves éveillés. Et la poésie, elle-même, devient nature. La nature devient poésie. Le mouvement des plantes est un mystère, les sensibles vibrations, des poèmes épars.  Et les sensations multipliées voyagent en nous tandis que la vie se révèle, stupéfiante.  Ces moments où l'on perçoit l'intense frémissement, la pulsation du monde, la futilité de tout le reste.....
Alors je me tais. Et je voudrais rester là, pour toujours, petite chose éphémère au centre des immensités. Petite vie au cœur d'une vie sans limite.
Petit rien face au tout...
Pourtant...
Pourtant... l'art n'est-il pas justement ce moyen pour l'humain de décrire la merveilleuse émotion qui le traverse..... Sa façon d'être là et de percevoir, de recevoir et d'accueillir. Ses faibles et humbles outils pour décrire ce qui ne s'explique pas. Une tentative de sincérité sans cesse renouvelée et sans réel aboutissement. Saisir des bribes de cette respiration immense et la transcrire en langage humain. Ou utiliser nos sens pour atteindre le mystère infini.
Les arts sont parfois insuffisants pour dire avec honnêteté ce que chuchote la nature au creux de mon cœur...
L.E


*** 

Recueil : "Radiographie d'un rêve" octobre 2017 (textes et images)

Merci de tout cœur à la revue "Ce qui reste", pour le travail formidable et la compréhension de mes textes et images dans cette publication dont je suis si heureuse ! Mise en page et présentation de si belle qualité ! Voici le lien pour feuilleter le livret en entier !

En ligne ici
ou Ici

 





"Parfois, au contact de l'air, le corps se
craquelle et l'esprit se désagrège. Il ne reste
rien. Que ce silence impressionnant. Ce
soupir qui éclate dans le néant et qui aspire
les soleils pour en faire un collier de
bonheur." 

Extrait - L.Escudier 2017






Composition et texte :


"le silence de la nuit n'est pas un silence - je l'entends respirer, très fort, très doucement comme un bébé sans corps, il pleure à petit feu - il rit -"
Extrait - L.Escudier 2017 


Laure Escudier
Photo ci-dessus : Charles Bodinier

  


Au violon :